Que faire quand on a quelques heures à perdre ? Cela fait une demi-heure que je me tourmente pour trouver la moindre activité intéressante, et ça fait une demi-heure que j’ai le cerveau plus vide qu’une coquille de noix. Putain de zut de merde, tous ceux qui sont sensé être mes amis et me tenir compagnie dans ces heures perdues ont mystérieusement disparut. Ils sont toujours là quand on est occupé et dès qu’on a besoin d’eux ils sont partit on ne sais pas où. Parfois je me dis que je devrais leur acheter une laisse et les siffler quand j’ai besoin d’eux, mais ce n’est pas ainsi que l’on traite ses amis, je le sais bien. Je dois donc supporter leur absence. Ca fait une demi-heure que j’essaye de les joindre sur leurs portables respectifs mais ça ne capte pas grand-chose dans ce grand château tout vieux. A quoi ça sert de pouvoir utiliser des portables dans cette école alors que ça ne capte même pas, ils sont pas malins ceux qui ont eu cette idée … Alors en m’énervant sur mon portable je fais les cent pas dans la salle commune en cherchant la moindre activité à faire. J’allume mon ordinateur, je regarde les messages, tien un de maman… Je n'ai pas trop envi de lui raconter ma vie là surtout qu’en ce moment elle n’a rien d’extrêmement passionnant, alors si je lui raconte que je passe mes heures de libre a surfer sur le net, vagabondant sur la toile comme une âme perdue à la place de rire et de m’amuser avec mes amis je ne préfère pas imaginer le message de réponse qu’elle m’enverrait. Non je lui répondrais quand j’aurais des trucs intéressant à lui raconter, le dernier match de Quidditch ou ma peut être admission à la radio de l’école, histoire qu’elle soit un peu fière de moi.
« … Aujourd’hui papa et moi avons décidé de partir une semaine en France pour assister à une conférence importante [blablabla] hier nous sommes allés au parc il faisait très beau bien que le vent soit un peu froid [blablabla]. Nous attendons de tes nouvelles… Gros bisous, maman » Après la lecture de son message de demande de nouvelles hebdomadaires tout aussi banal que les précédents, je supprime les quelques publicités qui encombre chaque jour de plus en plus ma boite électronique et me voila plantée devant l’écran lumineux, les yeux dans le vide. Sans objectifs précis je clique sur quelques liens pour me retrouver sur certains Myspace de groupes moldus, j’écoute sans vraiment écouter. Disons que le son entre dans mes oreilles sans atteindre mon cerveau. Je m’ennuis et cette musique n'est vraiment pas terrible.
Dans un élan d’énergie je me décide donc de me lever de mon lit ou est installé cet ordinateur de malheur, je ne munie que mon MP3, le portable dans la poche au cas ou mes soit disant amis réapparaissent miraculeusement et me donne le moindre signe de vie. Je prends mon sac four-bordel qui contient comme toujours ma baguette évidement, un carnet et un crayon à papier, mon appareil photo, un stick a lèvre, un crayon noir et des tas de bout de papiers déchirés et chiffonnés qui se sont installés dans ce sac depuis quelques mois déjà. Je me regarde dans le miroir histoire de relacer une mèche rebelle derrière mes oreilles et de mettre les lunettes bien droites et non a moitié bancale son mon nez et me voilà sortit de la salle commune de ces chères lions rouge et jaune.
Je déambule dans les couloirs de ce grand château, observant les groupes de filles qui gloussent en matant les garçons partir faire leurs abdominaux je ne sais où, les couples enlacés qui se pieutent sans vergogne, les gens seuls qui rêvassent un peu comme moi, certains adossé à un mur en train d’écrire ou de dessiner je ne sais pas quoi et d’autre les yeux dans le vide, l’air de parfaits imbéciles. Il y a un groupe de troisième année qui se croit grand et fort en train de faire chier les petits premiers années. Rôle le préfet oblige, j’e doit bien sur leur gueuler un coup dessus pour qu’ils arrêtent de faire tomber les pantalons de gosses de 10 ans devant tout le monde, c’est vraiment trop facile de les remettre à leur place les gars comme ça. Les bras sur la taille, l’insigne de préfet trônant sur la poitrine et ne petite menace de prévenir leurs parents et les petits chenapans partent en courrant à toutes jambes. Ils se croient fort et intelligent mais ils ne valent pas grand-chose quand ils sont confrontés à plus fort qu’eux.
Ils me font sourire avec leurs conneries, alors me voila en train de sourire toute seule au milieu d’un couloir du septième étage, j’ai sûrement l’air un peu bête mais je ne sais pas vraiment quoi faire d’autre que de sourire comme une niaise venant de comprendre comment on calculait deux plus deux.
On me bouscule un peu mais je ne réagis même pas, en fait j’ai les yeux fixé sur un vieille porte à moitié mitée, juste devant moi, crois que je viens d’avoir une révélation, je sais ce que j’ai envi de faire tout de suite maintenant mais d’abord je dois voir s’il n’y a rien dans cette pièce. Je regarde vite fait autour de moi pour voir si les gens me regardent, non je peux donc ouvrir cette porte. J’avance à petit pas vers l’entrée en bois massif, tel une voleuse tentant d’entrer par effraction dans une maison. Ne me demandez pas pourquoi je me comporte ainsi je n’en ai moi-même aucune idée, je ne suis pas du tout comme ça d’habitude… Cherchez pas à comprendre, cette porte me fait un effet étrange.
J’appuie sur la poigné et la pousse dans un grincement un peu glauque. Je regarde une dernière fois derrière moi. Personne dans le couloir… Je referme donc la porte avant de me retourner pour observer cette mystérieuse pièce.
Contre toute attente, la salle s’avère plutôt moderne et non toute vieille et défoncé comme la porte. La salle n’est ni trop grande ni trop petite, je dirais qu’elle fait la taille de ma chambre à la maison. Je me sens à l’aise dedans, les couleurs sont douce et vives à la fois, vert pomme, rose, rouge, bleu ciel, il y a quelques fauteuils design aux airs moelleux, de la moquette douce sur le sol, une petite table basse ronde, des posters de groupe de musique sur les murs, des lampes aux allures des années 80 illuminant d’une lumière tamisé la pièce. Il y a aussi une radio au fond posé sur une table d’appoint côté d’un des fauteuils. Au milieu de la pièce il y a une guitare sèche, debout, trônant sur son support. Je m’approche pour la voir plus en détail, la radio s’allume toute seule et diffuse de la musique très sympathique. La guitare est marron claire, juste a ma taille, pas totalement neuve, quelques trucs sont gravés dessus comme sur les guitares des groupes de rock après leur tournée. Elle est jolie. Je me sens bien dans cette pièce.
Je pose mon sac à terre, range mon MP3, Je retire la guitare de son support et enfile la bandoulière rouge. Je ne sais pas vraiment en jouer, juste deux-trois accords qu’un de mes amis m’a appris rapidement lors d’une soirée de l’année dernière. Je ne sais pas jouer mais j’ai vraiment envi de chatouiller les cordes bien tendu de l’instrument. Mais je ne suis pas à l’aise debout, j’aimerais bien m’asseoir pour jouer mais je ne pense pas que les fauteuils de la salle soient vraiment appropriés. C’est l que je remarque un tabouret assez haut au fond de la pièce. Je ne l’avais pas vu tout à leur pourtant, on dirait qu’il est apparut alors que je me demandais ou m’installer. Nan c’est impossible, je n’avais pas bien regardé tout simplement.
Je pars donc, me hisser sur ce tabouret. Je regarde une dernière fois si la porte est bien fermée, je n’ai pas envi de me ridiculiser avec mon pitoyable jeu de guitare non plus. Personne n’est là, je peux jouer…
«Clig, ClllIIINNnnG, ClllIiNnGGg » Bien sur, c’était trop beau pour être vrai, la pièce à beau être parfaite, tout comme la guitare, mais quand on ne sait pas jouer, on ne sait pas jouer… Moi qui voulais composer un chanson et m’accompagner à la guitare, c’est pas gagné moi je vous dis ! Mais je peux toujours recommencer jusqu'à que j’arrive ces merlins d’accords.
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♫ Do not seek me
♫ I can bite !